Une infestation de punaises de lit, de coquerelles, de souris ou de fourmis demande une réponse rapide, mais aussi un bon choix de professionnel. Un bon exterminateur détient un permis valide, emploie des techniciens certifiés, remet une soumission détaillée et offre une garantie écrite. Voici les critères à vérifier, les questions à poser et les signaux qui doivent alerter.
Comment choisir un exterminateur : quels sont les critères essentiels ?
Il faut vérifier les qualifications de l’entreprise avant de comparer les prix. Les points clés :
- Permis : l’entreprise doit détenir un permis valide d’utilisation de pesticides, vérifiable dans le registre public du gouvernement du Québec.
- Techniciens certifiés : les pesticides sont appliqués par un employé certifié ou sous la supervision d’un employé certifié.
- Soumissions : en comparer au moins trois, en y comparant la méthode et non le seul prix.
- Garantie écrite : elle prévoit un retour de l’exterminateur si le problème revient dans un délai précisé.
- Assurance responsabilité : un gage de sérieux, à demander à l’entreprise.
Pour trouver des services d’extermination professionnels, on peut commencer par demander la preuve du permis et de la certification des techniciens, puis exiger une inspection avant toute soumission. Une entreprise sérieuse identifie d’abord l’espèce en cause et l’étendue de l’infestation, puis propose une stratégie adaptée.
À retenir : un prix bas ne remplace pas un permis valide, des techniciens certifiés et une garantie écrite.

Quelles questions poser à un exterminateur avant de signer ?
Des questions précises permettent de juger du sérieux de l’entreprise et de la qualité du traitement proposé.
- Quelle espèce est en cause, et où se trouvent les zones à traiter ?
- Quelle stratégie proposez-vous, au-delà de la pose de pièges ?
- Quelles méthodes et quels produits utilisez-vous, et existe-t-il des solutions de rechange aux pesticides ?
- Faut-il quitter le logement, et combien de temps ?
- Un suivi est-il prévu, et à quelles conditions la garantie s’applique-t-elle ?
- Qui colmatera les points d’accès des nuisibles ?
Le contrat doit préciser la nature et la raison des interventions, le nom exact des produits avec leur numéro d’homologation, et les endroits à traiter. Les pesticides devraient rester un dernier recours, appliqués aux seuls endroits nécessaires.
Quels signaux doivent vous faire douter d’une entreprise d’extermination ?
Certains comportements révèlent un manque de rigueur et justifient de poursuivre la recherche.
| Signal d’alerte | Pourquoi c’est préoccupant |
|---|---|
| Aucun permis ni certification présentés | Impossible de vérifier le droit d’utiliser des pesticides |
| Espèce non identifiée | Le traitement risque d’être inadapté |
| Seulement des pièges, sans plan global | La cause du problème n’est pas traitée |
| Aucune garantie écrite | Pas de recours si l’infestation revient |
| Contrat sans nom de produits | Absence de transparence sur ce qui sera appliqué |
Une garantie ne protège toutefois pas contre une nouvelle infestation d’une autre origine : elle couvre le retour du même problème dans le délai prévu au contrat.
À retenir : comparer des soumissions, c’est comparer le permis, la méthode, le suivi et la garantie, pas seulement le prix.

Qui doit payer l’exterminateur à Montréal : le locataire ou le propriétaire ?
Pour les punaises de lit, la Ville de Montréal indique que le locataire doit aviser son propriétaire immédiatement, sans tenter de régler seul le problème. Le propriétaire doit alors faire appel sans délai à un exterminateur qualifié, qui doit pouvoir inspecter l’ensemble de l’immeuble.
Si le propriétaire n’agit pas, le locataire peut communiquer avec le 311. Pour chaque intervention réalisée à Montréal, l’entreprise doit aussi remplir un formulaire de déclaration. Pour un cas précis, il est conseillé de se renseigner auprès de la Ville ou du Tribunal administratif du logement, car les règles peuvent évoluer.
Comment bien se préparer à l’intervention d’un exterminateur ?
La préparation conditionne l’efficacité du traitement, et l’entreprise remet normalement des consignes écrites.
- Ranger les pièces et dégager l’accès aux zones à traiter.
- Nettoyer et aspirer en profondeur, et retirer la nourriture touchée.
- Pour les punaises de lit, placer vêtements et literie dans des sacs hermétiques.
- Tenir à l’écart les personnes non concernées et les animaux, et couvrir les aquariums.
Si l’entreprise ne respecte pas le contrat ou la réglementation, un recours est possible, et il est conseillé d’en informer le ministère concerné.
FAQ
Comment vérifier le permis d’un exterminateur ?
Le registre public du gouvernement du Québec permet de confirmer qu’une entreprise détient un permis d’utilisation de pesticides en cours de validité.
Combien de soumissions faut-il demander ?
Au moins trois, en comparant la méthode, le suivi et la garantie en plus du prix.
Une garantie couvre-t-elle toutes les infestations futures ?
Non. Elle prévoit un retour de l’exterminateur si le même problème revient dans le délai indiqué au contrat.
Peut-on traiter une infestation soi-même ?
Pour les punaises de lit, la Ville de Montréal déconseille au locataire d’agir seul : il doit aviser son propriétaire.
Sources et références
- Gouvernement du Québec : recourir aux services d’une entreprise de gestion parasitaire, consulté le 30 octobre 2026
- CAA-Québec : comment choisir un exterminateur
- Ville de Montréal : punaises de lit, responsabilités du locataire et du propriétaire









